Aux femmes du mondes

Publié le 12 Novembre 2015

Aux femmes du mondes

1er PAS

17 décembre 2014, 13:42

Je suis la fille, la femme, l’amie, la mère.

J’ai toutes les fois et en premier lieu celle en l’humanité. J’enfante, je nourris, je grandis, j’apprends… Je n’ai pas été mise au monde pour anéantir l’avenir mais pour le faire fleurir.

Je désespère de voir les hommes, dont je fais partie, tuer l’humain en eux, détruire l’autre par pur égo, sous couvert souvent de croyances qui n’existent pas.


Ma plus grande colère est celle de n’entendre dans ces guerres qui abîment ma planète, que la voix de puissants appâtés par la couleur de l’argent, l’odeur du pétrole, le goût de la domination, du pouvoir, du sang.


J’estime, moi, que leur enfant est aussi le mien, que leur famille est aussi la mienne, puisque humains nous sommes et tout comme les animaux à la même espèce nous appartenons.


Je n’entends pas la voix des femmes, celles qui rassurent, les guerrières qui élèvent, les mères qui s’agitent partout dans le monde pour faire grandir leurs enfants, ou sans enfants pour prouver que la femme est l’égale de l’homme dans l’accomplissement.


Il n’est pas question dans ma voix d’opposition, car la femme sans l’homme n’est rien et l’homme sans la femme non plus. Quelques soient nos orientations professionnelles, sexuelles, où sont nos voix?

Dans des salons feutrés, entre femmes nous palabrons, nous nous soutenons, nous donnons des conseils et avançons. Pourquoi laisser ces murmures dans la confidentialité ? Ne pouvons nous pas, nous aussi nous lever ?


Je n’ai pas été des mouvements féministes des années 60-70. Je n’ai fait que naître après et profiter largement de ces combats.

Mais aujourd’hui je me sens superficielle et inutile, nulle. Qu’est-ce que je fais pour que les choses changent ?


Je lève la main pour l’éducation des filles, je me dédouane en donnant quelques sous à des ONG, je parcoure les journaux pour restée "informée". Pour que mon frère, mon ami, mon père, ma sœur, ma mère, mon fils ou ma fille, ne meurent pas brutalement, bêtement de faim, par la main d'un autre, par une maladie... Pour qu’ils ne perdent pas l’humanité au fond de leurs yeux, ce bonheur de vivre, de grandir, d’apprendre. Et surtout d’aimer la diversité, l’autre, de reconnaître en lui une autre part de lui-même.


Des familles entières sont décimées dans le monde aujourd’hui, peut importe les camps, nous sommes tous des imbéciles de laisser faire ça. Nous sommes lâches nous les femmes notamment, car nous savons que si nos voix s’élevaient vraiment, des vies entières pourraient changer.



Charlotte Leplaideur

Rédigé par Charlotte Leplaideur

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